Voici mon témoignage sur ce qui s'est passé à Bayonne le 46mars et comment nous nous sommes fait voler notre parole par des professionnels de la politique

PRÉAMBULE

Je suis une femme proche de la cinquantaine et, quoique précaire, j'ai été assez active dans différents mouvements politiques, on va dire depuis l'an 2000.. J'ai fait les marches européennes contre le chômage, puis les forums sociaux, puis j'ai fait partie des premiers adhérents du npa et même déléguée de section, mais il y avait toujours quelqu'un pour me donner des ordres, et je finissais régulièrement par me taper tous les boulots ingrats (les femmes aux fourneaux, les hommes au micro)...
En 2011, dès sa création officielle je m'inscrivis au Parti Pirate de France, où je gravis (très) péniblement les échelons jusqu'à être élue secrétaire de la Coordination Nationale (un des trois postes les plus importants)
Hélas, je constatai que la démocratie, même au PPfr n'était que de surface et je finis par démissionner de mes fonctions en 2014 parce que je ne voulais pas cautionner certaines magouilles d'argent et de pouvoir, et suis depuis sans affiliation mais continue à m'intéresser beaucoup à la vie des idées...

Bref, entre le NPA où on me fournissait des décisions toutes faites charge à moi de les faire voter à ma section et le PPfr où il y a deux langages, un public, et un pour les membres du bureau, je me sentais définitivement dégoûtée de la politique, bien que certains événements, notamment en Espagne, me donnent de l'espoir, et que je crois aux possibilités de l'intelligence collective.
Frontalière, j'ai assisté à quelques réunion PODEMOS dont une grosse à Bilbao et une autre (en fait une série d'ateliers sur les médias) à Burgos et me suis passionnée pour ce parti, très mal traité par les médias français...

Je faisais aussi partie de l'interlutte Oldartu de Bayonne, où je n'étais pas très bien vue parce que "les chefs" sont tous des fonctionnaires retraités propriétaires (n'est-ce pas Hanah Arendt qui disait "une classe sociale qui se reproduit de génération en génération ce n'est plus une classe, mais une caste ?") et les petites précaires auto-entrepreneur comme moi ça les branche pas du tout, vu que leur crédo c'est "interdiction de tous les licenciments" "duréee du travail 32 heures maximum" "non à la suppression des frais de transports pour les retraités de la fonction publique", " retraite à 60 ans pour tous" (lol, avec tous les "contrats aidés que j'ai fait dans ma vie, je viens d'avoir mon bilan, si je veux l'avoir un jour, la retraite, il faudrait que je commence à travailler maintenant à plein temps jusqu'à mes 94 ans), mais tous ces gens sont des habitués des prises de paroles, si j'ose l'ouvrir en disant, par exemple, qu'il vaudrait mieux que les aides ménagères - qui se déplacent beaucoup - aient leur frais de déplacement payés plutôt que les retraités, on m'accuse de n'être pas solidaire, si je dis que c'est bien joli la retraite à 60 ans mais que tous les gens qui travaillent en contrats « aidés » ne cotisent pas pour la retraite et ne l'auront jamais on me dit bien en face que je ne sais pas de quoi je parle, et puis nous, les auto-entrepreneurs en dessous du seuil de pauvreté nous sommes d'horribles capitalistes qui mettons en danger les acquis du Conseil National de la Résistance (sûr, manger, c'est pas révolutionnaire), sans compter qu'on fait des choses à la SFIO aussi, on est pauvres, on l'a bien cherché, on n'avait qu'à faire fonctionnaires, comme eux, leurs parents, leurs grands parents et leurs enfants...
Et régulièrement à la fin de chaque réunion il faut donner 10 euros chacun pour soutenir telle ou telle lutte de telle ou telle catégorie de fonctionnaire, parce que "on est tous égaux" mais je suis désolée, 10 euros c'est pas la même chose pour une pauvre que pour un prof agrégé à la retraite (mon opinion n'engage que moi)...

INTRODUCTION

Alors quand j'ai entendu parler de ‪#‎Nuitdebout‬, et des assemblées mon petit coeur poélitique (ce n'est pas une faute de frappe) a recommencé à battre, et, en bonne romantique que je suis j'ai cru que ça y était, qu'on allait enfin faire quelque chose d'autre que de traîner la jambe derrière les banderoles officielles avec Zebda à fond les manettes...
Je n'avais plus trop envie d'aller aux réunions (pis j'en ai marre de devoir donner 10 balles à chaque fois) mais des ami.e.s me tenaient informée, que ce soit les partis, les syndicats, les associations, tous les "Chefs" disaient qu'une Nuitdebout ne marcherait jamais à Bayonne, que "le peuple" n'était pas prêt, gnagna gnagna

ACTION nuitdebout Bayonne 46 mars

Donc, pour en revenir à Nuitdebout, comme j'ai des compétences en marketing internet, à une sortie de réunion où "ils" avaient encore une fois dit que ça ne marcherai jamais à Bayonne, on va boire un pot à 5 et je dis "bon ben comme d'habitude les syndicats et les politiques nous ont trahis, chiche on fait une nuitdebout sans eux, et voilà qu'on commence à faire un rétroplanning pour une opération de com qui nous mène au 13 avril et je rajoute deux jours pour être sûre (en plus le 15 ça tombait un vendredi je trouvais ça mieux) et allons-y alonzo, on décide de lancer un événement Facebook...

J'ai créé la page entre 2 et 4 heures du matin et le temps que je mette quelques images et paramètre quelques trucs il y avait déjà 12 personnes (de moi inconnues) qui s'étaient inscrites à l'événement, parce que, comme je l'avais pressenti, les gens ici avaient vraiment envie de s'exprimer...
Il faut dire que le Pays Basque est un pays de non dits, la problématique basque occulte tout autre débat d'idée, c'est un sujet absolument clivant, que l'on parle basque ou pas, on est toujours du mauvais côté et sont toujours les mêmes qui en parlent...

J'avais taggué la page "paroleaupeuple" et "onvautmieuxqueça" et "Gauzutik" (nuitdebout en basque) et de fait il y avait des gens suffisamment désespérés pour faire ce genre de recherches sur Facebook la nuit entre 2 et 4 heures du mat

Je passe tous les détails des chamailleries dans notre petite équipe, et l'incroyable marathon que représentait le fait de répondre à des questions jours et nuit, mes copines.copains commencent ce que j'appelle le "marketing gris" ctdre l'envoi de la nouvelle sur les mailings listes informelles et ça commence à buzzer sévère avec 400 inscrits à l'événement (ça ça veut rien dire, einh, en moyenne il n'y a que 1 personne sur 10 inscrite à un event Facebook qui se pointe) mais des gens en parlaient au supermarché (je ne disais pas que j'étais une des organisatrices, je disais juste que oui j'irai bien jeter un oeil) et puis je voyais passer des trucs sur toutes les ml possibles et imaginables... Je me disais ça va vraiment marcher... On a eu pas mal d'insultes aussi, sur le Twitter, qui était géré par un jeune un peu fougueux (on nous accusait - en basque - de n'être "pas d'ici" et d'être des parisiens qui venaient imposer leur façon de penser en iparralde)
Bref, ça buzzait sec, en même temps des gens nous contactaient, des précaires des ephads, des artisans, des employés de l'hôpital, des gens qu'on voit jamais dans les manifs, pour savoir si c'était vrai, si oui, ils auraient bien le droit de parler, même s'ils arrivaient tard, même s'ils n'avaient pas de "mandat" et on disait "oui, cinq minutes chacun, aucune orga, et tout le monde aura le droit de dire ce qu'il a envie, préparez votre allocution.
Des copines me disaient" est-ce que la parité sera respectée ?" et je répondais "non, nous serons là seule nuitdebout qui n'aura pas la parité vu que 72 pour cent des inscrits sont des femmes"... Et on riait, on avait l'impression de préparer une bonne blague...

ADMINISTRATION

On a du faire beaucoup de papiers aussi, avec je ne sais quel organisme de la sécurité intérieure et la préfecture qui demandait quelqu'un qui se porte garant sur ses biens en cas de dégradation et la police qui nous avait interdit la sono ce qui fait qu'on s'était équipé en mégaphones etc, ce qui nous est revenu quand même un peu cher, pour des pauvres.

PREMIERS INDICES DE CE QUI ALLAIT SE PASSER

À quelques jours du 46mars on se sentait un peu dépassé par l'événement, avec des messages arrivant de toute part et des interviews partout, y compris sur les chaînes espagnoles et les radios basques locales.
Bing certains journalistes m'informent qu'il y a un mec qui repasse derrière moi dans les rédactions et qui dit que je ne suis pas habilitée à parler, que c'est lui le porte parole de notre événement, qu'il s'appelle Joseph Boussion (mais il a d'autres pseudos), que c'est un parisien qui a une maison de vacances dans le coin. Effectivement quelqu'un de ce nom m'avait contactée pour me dire que si je le laissais gérer la page Facebook il m'ajouterait sur la Google map (^^pas de google dans le nuit debout original, que des outils "libres") de Nuitdebout.fr - et de toutes façons on avait plein de gens qui disaient vouloir aider et que je laissais rentrer dans la page Fbook ou dans le Twitter et qui ensuite pétaient les plombs de voir que je les mettais que "admin" et non pas "superadmin", où ils auraient pu m'exclure et fermer la page mais j'ai vu tant de censure dans tant de causes je m'étais promis de rien lâcher, donc ce type, je n'y ai pas trop Une copine s'est renseignée, c'est un politicard professionnel, il était porte parole de Nouvelle Donne pour les européennes, puis il a démissionné pour être aux régionales sous l'étiquette "la vague citoyenne" et autre chose pour les départementales (et là il vient de monter un autre parti mardi dernier « construisons notre avenir » pour être candidat aux législatives, ‪#‎lasoupeestbonne‬)...

Bon, ça a été 12 jours de travail absolument exaltant avec parfois des déconvenues comme le torchon local qui a publié un article tout à fait mensonger sur moi sans même m'avoir rencontrée (ils nous avaient donné un rendez-vous car ils voulaient une "photo de groupe" mais ils ne sont même pas venus et le lendemain y'avait une pleine page de conneries, merci ‪#‎SudOuEST‬)

DOUTES ET SOLITUDE

Comme j'avais peur des débordements (il me semblait qu'on allait quand même être nombreux) j'avais écrit à toutes les orgas et associations pour demander un coup de main mais soit on ne me répondait pas, soit on me disait que personne n'était disponible ce jour-là, on verra dans la suite du récit que ce n'était pas vrai...

LE JOUR J

Donc le 15, notre grand soir, le 46 mars, on arrive sur la place à une demi douzaine avec nos trois mégaphones autorisés par la police et des tableaux et des feutres et des prospectus à distribuer en basque et en Français, avec l'odj et les gestes à connaître en assemblée...
On arrive donc avec une heure d'avance , et oh, divine surprise, il y avait une sono qui crachait du reggae à fond la caisse, sono qui appartenait (on l'a photographiée) à un syndicat qui nous avait refusé un coup de main, et un service d'ordre, en la présence du groupe (qui lui aussi officiellement n'était pas disponible ce jour là) soit-disant anarchiste "Indar Beltza" représenté par Monsieur Alain Thirion, un retraité de l'armée qui fume des cigares à 30 euros pièces et bien sûr monsieur Joseph Boussion aux commandes et à l'animation un certain Méryll Marchetti....
Donc avec nos petits mégaphones 30 kw on pouvait rien faire, (on pouvait même pas s'entendre parler), je dis aux jeunes, distribuez les papiers et dites aux gens que puisqu'il y a de la musique on va aller se déplacer plus loin ( on avait prévu un endroit de repli)


Mais alors que nous étions en train de dire aux présents d'aller à un autre parc monsieur Thirion c'est mis à vociférer au micro que si les gens voulaient s'exprimer il fallait qu'ils se rapprochent de la sono, et les gens se sont rapprochés (argument d'autorité, un mec debout avec un micro à la main) donc c'était mort.

INCOMPRÉHENSION

En plus personne n'y comprenait rien, des amis me disaient "ah, finalement tu as eu l'autorisation pour une sono, c'est bien" moi j'étais perdue, pour parler il fallait s'inscrire à une liste, et ils n'autorisaient pas tout le monde, la première prise de parole c'était le syndicat CGT cheminot, j'ai poussé une gueulante en disant que c'était un mouvement qui venait d'internet mais bon, que pouvais-je faire ? Il y avait vraiment beaucoup de monde et des gens qui ne viennent jamais dans les manifs (la presse a dit 200 personnes mais mon ex a compté plus de 300) j'ai immédiatement essayé de joindre le TCHAT nuitdebout qui m'a dit de me démerder... Les gens qui avaient le contrôle de leur sono faisaient passer qui ils voulaient à condition (on a enregistré l'audio) une même personne (un homme bien sûr) est passé 4 fois au nom de 4 causes différentes mais toutes représentées par des associations subventionnées (par contre le porte parole du Dal nouvellement créé n'a pas eu le droit de parler, ni les lgbt) bref... À 18h30 monsieur Boussion a annoncé que les prises de paroles c'était fini pour aujourd'hui et que si l'on voulait encore parler il faudrait venir le lendemain à la gare où les cheminots en lutte avaient besoin de notre soutien. Donc le public est parti

SIMULACRE DE DEMOCRATIE

Puis il a demandé qui voulait participer à telle ou telle commission qu'ils avaient déjà décidé d'avance, il y avait la commission "jardins partagés" la commission "repas de groupe" la commission "échange de vêtements" et aucune possibilité de proposer une commission de son choix.... Bien sûr les trois quarts des gens étaient partis dès qu'ils ont dit (à 18h 30, tu parles d'une nuit, ça se couche tôt les professionnels de la politique) que les prises de paroles étaient terminées. Ensuite ils ont fait voter la trentaine de personnes restées sur place (tous militants salariés professionnels) pour leur donner le choix entre aller le lendemain soutenir les syndicats en lutte ou faire une marche de 10 km jusqu'à un quartier excentré de Bayonne.

Puis il y a eu un concert (bonne chanteuse d'ailleurs, mais dans ce quartier de Bayonne, qu'on appelle parfois « l'Amsterdam Basque » il y a au moins une douzaine de concerts par week-end, je ne vois vraiment pas l'intérêt d'en faire un treizième) et à 19h30 ils ont dit à demain (une nuit qui se termine à 19h30 j'avais jamais entendu parler de ça, mais il faut dire que les politiques professionnel, ils veulent pas rater la grand-messe du JT de 20 heures des fois qu'ils passeraient dans le poste).

DEROUTE

Et nous comme des imbéciles, on est pas resté.e.s…


On aurait vraiment dû parce que plein de gens nous avaient prévenus qu'ils viendraient après le travail, et me reprochent maintenant d'être arrivé plus tard et qu'il n'y avait plus personne, j'ai des reproches de toutes part, c'est très difficile à gérer humainement, j'ai l'impression d'avoir trahi plein de monde, surtout ceux dont je me sentais le plus proche, les employés de supermarchés qui terminent à 21 h comme les employés de l’Hôpital, certaines délégations des ephads qui devaient venir tard aussi, les familles avec enfants…

Mais nous étions « stupéfié.e.s», ce qui s'est passé à Bayonne, j'appelle ça un viol de la démocratie, et comme beaucoup de gens violés, tout ce qu'on voulait, c'était rester cachés chez nous.
Tous ces gens, qui sont arrivés après 19h30 ont été privé du droit à la parole que nous leur avions garanti, et bien sûr, pour eux, c'est moi qui « ai trahi » et les ai fait déplacer pour rien et me suis acoquinée avec des politicarts professionnels, du moins c'est comme ça qu'ils le voient de l'extérieur.

HARCÈLEMENT

Je me suis faite depuis harceler sur les réseaux sociaux au point que ce n'est plus moi qui gère officiellement la page, mon nom a été traîné dans la boue par ces gens, je me suis faite insulter par des habitants de mon quartier qui me disent "oui tu nous avais promis que tout le monde pourrait parler mais il n'y en a eu que pour toujours les mêmes » certaines personnes m'ont harcelée par téléphone pour que j'annonce leurs réunions sur notre page nuitdebout Paysbasque donc j'ai du faire changer mes numéros, d'autres que je pensais des ami(e)s et qui savaient pour qui je travaillais (je fais du marketing de sites e-commerce) ont contactés mes contractants et j'ai perdu presque tous mes boulots, je reste chez moi avec mes trois mégaphones et mes markers et mes rouleaux de papier, des fois je pleure, des fois je suis en colère.
Monsieur Boussion et ses potes « anarchistes » (moi j'appelle ça saboteurs, comme disait un ami, ils sont anars de luxe, ils ont des slips cartier rouges et noirs) ont eu les honneurs de la presse et organisent des réunions deux fois par semaine ou la même douzaine de personnes qui ont pris le contrôle du 46 mars sont présentes. Ils ont fait imprimer de grandes banderolles trilingues bicolores (avec des fautes en basque et en gascon, lol) et ne cessent de nous insulter sur tous les réseaux, notamment à travers de leur twitter "nuitdeboutbayonne" et de leur page associée. .

ATTITUDE DE L'ORGA NUITDEBOUT

J'avais fait un compte rendu (plus soft que celui-ci) sur le wiki de nuitdebout.fr mais ils l'ont effacé, et quand j'ai essayé de faire appel à un arbitrage on m'a dit « la politique, c'est de la communication, et ils communiquent mieux que toi » et les chargés du wiki l'ont vérouillé (c'était quand même moi qui avait créé la page de la ville) pour que je ne risque pas de remettre en doute la parole des professionnels de la politique.

LES (VRAIS) AMIS

J'ai eu pas mal de soutien (pas que des insultes, heureusement) de la part d'ami-e-s qui m'avaient filé un coup de main sur la com et nous sommes en train de créer un site de collecte d'expression du peuple. Pour l'instant, malgré les insultes nous gardons notre page « NUITDEBOUT PAYSBASQUE » et essayons d'y faire passer des informations pertinentes.

Nous avons lancé un sondage sur l'événement « agora virtuelle populaire » pour que les gens expriment leurs envies (si vous pouviez relayer, voici le lien Fbook en attendant le site https://www.facebook.com/events/1617314141926861/) , et mes amis me conseillent de m'expliquer me en public alors voici que je le fais, mais comment expliquer simplement ce qui s'est passé ?

EPILOGUE

Nous nous n'étions que des femmes, des pauvres et des vieux qui avons cruen un espoir de démocratie enfin, des rêveurs, sans doute, qui espérions encore le grand soir…

Sur le tchat de Nuitdebout fr on nous méprise et on nous dit d'aller aux réunions de monsieur Boussion (bientôt on va nous dire de voter pour lui) … l'horizontalité n'existe pas dans cette structure, voici des semaines (avant le 15) que je réclame que nous soyons ajoutés au fil télégram NUITDEBOUT et on ne me répond que des bêtises ;
Oh bien sûr, l'extrême droite nous courtise et je n'aurais aucun mal à avoir un article dans E&R ou autre truc du genre, j'aurais ma petite notoriété et ça me permettrait sûrement de retrouver du boulot, mais, ce n'est pas le genre de mentalité que j'ai…

STOP OU ENCORE ?

J'aurais parfois envie de monter une autre #NUITDEBOUT dans une autre ville du Pays Basque, mais qui nous garanti qu'un autre politicard ne va pas se pointer avec sa sono et que nuitdebout.fr ne nous interdira pas de nous exprimer sur les wikis ? (et arriverions nous seulement à faire s'investir autant de gens ? J'ai des doutes après la terrible déception qu'a été le 46 mars pour beaucoup).
Que faire maintenant ? Retourner sur internet, ou chercher du boulot, marcher en rang derrière les bannières des officiels, voter…

Ou alors recommencer à zéro, repartir de rien et lancer une vraie consultation où les gens "normaux" auraient le droit de s'exprimer ?

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Edit du 20 Juillet : malgré l'opposition de la presse à une quelconque communication de notre part un spécialiste en intelligence politique (dont les opinions politiques ne sont pas les miennes) a fait un article sur le sujet sur son blog perso, lisible ici http://www.eric-verhaeghe.fr/ny-a-de-podemos-francais/ , article qui m'a valu beaucoup de retours et de contacts avec des gens de toute la France, qui comme moi, avaient monté leur "Nuitdebout" et à qui il était arrivé la même chose qu'à Bayonne (Nancy, Lyon, le Havre etc) la plupart ont été moins résilients que moi, qui ai depuis reçu des menaces de mort très précises, et ont laissé le contrôle de leurs outils de communication. Nous communiquons régulièrement.

Le médiacenter de Nuitdebout est entièrement contrôlé par une équipe de militants professionnels que je vois s'acharner à saboter les luttes depuis 2006. Cofusionisme.info a fait un dossier spécial "Nuitdebout" que je cherche à compléter car la rédactrice n'a pas tous les éléments en main, notamment au sujet de monsieur Benjamin Life Ball . Je me suis fait de nouveaux amis, nous gérons toujours notre compte twitter et la page Facebook et avons notre propre serveur mumble. Nous ne lâcherons rien.

Tag(s) : #démocratie

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