Voilà qu'avant hier j'étais bien partie, et qued j'avais atteind à peu près la moitié de ce que je veux écrire (en volupme, j'enttends, genre j'avais atteind les 25000 mots alors que je veux en avoir 50.000... Imagine le rêve, tu mets le mot fin et tu as 50.001 mots... Ca, se serait vraiment à faire.

Bref, j'étais là tranquille à révasser à quand le bouquin serait vraiment fini tout en écrivant vaguement la suite de ma scène, tout à coup, trou... Je me dis.. Oh, là là, je n'en suis arrivée qu'à la moitié, qu'est ce que je vais bien pouvoir écrire par la suite... Alors, j'avais pensé à plein d'anecdotes à raconter mais tout à coup, je n'avais plus rien dans la tête, je me disais, c'est pas possible, quand même, tu vas pas arrêter là, ça ferait con d'avoir un bouquin de 80 pages, on saurait plus si c'est une nouvelle ou un roman, tu ne saurais même plus à quelle maison d'édition l'envoyer, etc, etc...

Nouvelle ou roman ?

Bon, j'ai toujours écrit des nouvelles, mais là je penche sur le roman. 1/ à cause de la taille, je veux absolument faire quelque chose qu'on lise ne y mettant du temps ; 2/ à cause que j'ai envie de faire autre chose, puis des nouvelles, j'en ai plein mes tiroirs et mes vieux disques durs, je pourrais toujours publier tout ça après le roman, j'ai l'idée que les nouvelles, ça peut se vendre, mais quand on est déjà raisonnablement connu.

Bref...

Bref, j'étais là, telle Pierrette et son pot au lait, raisonnablement  contente de moi et  en train d'échaffauder plein d'idées pour l'avenir, et d'un coup je me dis " Mais elle est nulle, ton histoire, ça ne vaut même pas la peine de continuer"... Je réfléchis un peu, et je me dis "d'abord, comment tu voudrais continuer ? D'abord il ne se passe rien, autant terminer de suite". C'est vrai quoi, y'a rien dont j'ai horreur que des bouquins où il ne se passe rien, mais c'est justement ce que je suis en train d'écrire. Pour bien faire, il faudrait que je concocte une quelconque acmée, où les personnages se rencontreraient tous et où quelque chose se cristalliserait... Oui mais, oui mais j'ai envie de faire vivre plein de trucs à mon héroine, (ou plutôt, à mes héros, parce qu'il y a enfin un homme "positif" qui entre dans l'histoire) et autant imaginer une histoire sur plusieurs volumes. Ce volume ci, que je suis en train d'écrire, serait le premier tome de leurs aventures. Alors je ne tiens pas trop à ce que mon histoire cristalyse trop tôt.

panne totale d'inspiration, j'avais beau relire mes notes - qui sont assez succintes et tiennent sur le dos d'une enveloppe, et je me perdais et je me perdais dans des tas de reflexions (aussi, comment intégrer simplement une scène de sexe dans l'intrigue. Elle ne s'y prête pas du tout ) et je ne me sentais plus bonne à rien, et très découragée d'avoir déjà écrit tout ça pour rester en rade à la 35ème page... Je marronait toute seule dans mon coin et je commençait à avoir une crise d'angoisse.. . Total j'ai tout arrêté, je me suis mise dans la cuisine à fumer des pétards, et le soir, au lieu de me remettre à travailler après le repas j'ai bouquiné tranquille au lit en écoutant de la musique, bilan hier matin, en me levant (le lendemain, donc ) et bien ça y est, c'était fini, j'avais de nouveau des idées.

Ce qui me gave par contre c'est que j'ai à nouveau perdu 24 heures de travail. A priori, on est là encore pour 6 jours, je ne sais pas si j'aurais le temps de tout terminer avant le départ.  Pour bien faire, il faudrait que j'écrive 5 pages par jour, ça fait l'équivalent de 15 articles de journal, environ 4 à 6 fois un article comme celui ci, ça n'a l'air de rien mais ça demande quand même un peu de temps.

Donc, cher lecteur je vais te laisser en quatrième vitesse, le temps de retourner dans le petit paradis de Richard me mettre à taper des histoires comme une zinzin.

A bientôt.

 

Tag(s) : #écriture

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