J'avais déjà mentionné dans ce blog (voir là : "les mensonges du Traité de Lisbonne" ) l'utilité de protester contre l'adoption du Traité de Lisbonne, dit "mini traité simplifié'" et qui n'a de simplifié que le nom.

Suite à de multiples courriers sur Internet j'ai décidé d'aller à Versailles manifester le 4 (lundi) à l'appel des "sans culottes" (voir là).

En effet, un bus est prévu au départ de Pau qui nous emmènerait tout droit à l'Assemblée Nationale, en partant le trois et en revenant le 5 au matin.
Malheureusement, nous sommes encore assez peu nombreux à nous être inscrit sur le site (http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr/post/2007/12/19/Laissez-ici-votre-commentaire-si-vous-partez-dAquitaine#comments ) et il nous manque une trentaine de personnes pour remplir notre bus.

Il faut dire aussi que nous affrétons notre bus nous même, avec obligation de nous cotiser. A priori, si l'on trouve les 30 personnes manquantes  le voyage, aller et retour, reviendrait à 55 euros.  Ce n'est pas cher pour un aller retour dans d'excellentes conditions (bus avec télé, clim, micro, possibilité de dormir dedans etc et deux chauffeurs, pour éviter les pauses).

Donc je passe un petit communiqué que j'aimerai bien voir fleurir sur les blogs des copains.


Communiqué :


Appel à un rassemblement citoyen et festif le 4 février dès 12h sur la place du marché aux fleurs de Versailles (avenue de Saint-Cloud, angle de la rue Clémenceau), pour faire pression sur nos élus et leur rappeler le vote du 29 mai 2005.

Le traité de Lisbonne, en avez-vous entendu parler ?

Le Conseil européen de Lisbonne des 18 et 19 octobre 2007 a adopté un nouveau traité européen. Élaboré en catimini, ce traité nous a été présenté par Nicolas Sarkozy comme « un traité simplifié, limité aux questions institutionnelles ».

Loin d’être simplifié, ce traité comporte plusieurs centaines de pages avec 359 modifications des traités existants, treize protocoles et quelques dizaines de projets de déclarations ayant la même valeur juridique que les traités. Loin de le limiter aux questions institutionnelles, ses rédacteurs en ont fait une copie illisible du Traité constitutionnel européen (TCE) qui a été rejeté par les Français et les Néerlandais en 2005.

Pourtant, le président de la République veut le faire adopter par voie parlementaire, sans consulter les citoyens. Il réunit les parlementaires français en Congrès à Versailles le 4 février 2008 pour modifier la Constitution française et permettre la ratification du nouveau traité par le Sénat et l’Assemblée nationale. Bien que des dizaines de parlementaires aient annoncé leur intention de rejeter ce vote, cette modification risque d’être validée, alors que l’opposition de seulement 2/5ème des parlementaires pourrait la bloquer et imposer au président un référendum.

En 2005, le peuple se serait mal prononcé ! En 2008, doit-il se taire ?

A dix jours du Congrès, aucun débat public sur les enjeux de ce traité n’a été lancé par les pouvoirs publics. Les grands médias, lorsqu’ils évoquent le sujet, se contentent de brefs gargarismes sur la relance de l’Europe grâce à un "mini-traité".

Les débats rendus possibles par une large mobilisation citoyenne en 2005 sont bien loin aujourd’hui. L’idée selon laquelle on pourrait refuser l’orientation libérale de la construction actuelle de l’Union européenne, ou être pour une europe sociale, est totalement ignorée. Nos dirigeants l’ont compris, on ne peut faire confiance au peuple pour construire l’Europe qu’ils nous proposent ! Ils ont donc tout simplement décidé de nous bâillonner.

En conséquence de quoi, dans toute la France, des citoyens écoeurés se mobilisent pour aller à Versailles le 4 février 2008.

Un bus est prévu au départ de l'Aquitaine le dimanche 3 février. Pour le remplir, nous devons être nombreux.
Si vous habitez en Pays Basque ou au Bearn, des possibilités de covoiturage sont possible.

Vous désirez vous inscrire ?
Vous le pouvez.
Soit directement en laissant un message sur le blog "tous à Versailles le 4 février"
ou par téléphone : pour le Bearn, joindre François au 05 59 21 60 36
pour le Pays Basque (c'est le plus difficile à organiser) : 05.59.59.73.01

En cas d'absence, laissez des messages, on vous rappellera. 



Tag(s) : #démocratie

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