Appel de la Coordination Nationale du NPA

30 juin 2008

L’Appel résultant de la première Coordination Nationale des Comités pour un nouveau Parti Anticapitaliste:

Le Nouveau parti anticapitaliste est en marche !

Nous sommes des milliers de travailleur-s-es, des villes et des campagnes, avec ou sans emploi, avec ou sans papiers, des jeunes, des retraité-e-s, des précaires, des militant-e-s politiques, associatifs, syndicaux, nouveaux ou anciens, en train de concrétiser ce projet.

Il regroupe aujourd’hui plus de 300 comités et la dynamique se renforce.

Elle est le résultat d’une prise de conscience : on ne peut plus laisser faire un système capitaliste mondialisé qui conduit le monde dans le mur ! Entré dans une crise économique, financière, énergétique, alimentaire dont nul ne peut prédire les conséquences, ce système met plus que jamais la seule recherche du profit au centre de ses décisions au mépris de millions de vies.

Les grands équilibres écologiques sont menacés.

Parce qu’il est à la source du problème, le capitalisme, comme tous les systèmes productivistes, est incapable d’y apporter une solution. Dans un monde où les inégalités se creusent, les émeutes de la faim se généralisent, conséquence de la politique des grandes puissances impérialistes, des institutions à leur service (FMI, OMC…) et de la spéculation honteuse sur les produits de première nécessité.

La guerre « sans limites » décrétée par Bush et ses alliés dont la France, étend ses horreurs à travers le monde.

Ici, Sarkozy et le Medef multiplient les attaques qui traduisent l’arrogance des puissants.
Rarement la politique de la droite n'a été aussi ouvertement agressive envers l’immense majorité de la population. Rarement les possédants, les actionnaires, le patronat se sont montrés aussi avides de profits au mépris du bien-être élémentaire des populations.

Oui, l’exaspération est partout, contre la mise en cause des acquis et  des solidarités, des services publics, la difficulté à « joindre les deux bouts », contre la dégradation des conditions de vie et de logement, le racisme et les discriminations, les politiques sécuritaires…

Il ne faut pas gaspiller les potentialités de cette exaspération en se prêtant au jeu de dupes du « dialogue social » avec le gouvernement, par la division, les journées de grève saucissonnées, secteur après secteur. Ici et maintenant, nous pouvons réagir ! Un « tous ensemble » déterminé et unitaire, la généralisation des luttes et des grèves, voilà ce qu’il faut pour battre le gouvernement et ses contre-réformes !

Pour peser dans ce sens, il faut regrouper nos forces dans un parti qui ne lâche rien, n’abandonne personne. Il n’est pas possible de rassembler dans un même parti ceux qui veulent en finir avec le capitalisme et ceux qui s’en accommodent.
Il n’est pas possible de rassembler dans un même gouvernement ceux qui défendent les droits des travailleurs et ceux qui défendent le pouvoir des actionnaires, ceux qui veulent rompre avec les politiques libérales et ceux qui les mettent en pratique, ceux qui veulent construire une Europe des travailleurs et les plus zélés artisans de l’Europe de la libre concurrence et du profit.

C’est pourquoi nous voulons un parti totalement indépendant du Parti socialiste, un parti qui défende jusqu’au bout les intérêts de tous les exploité(e)s.

Nous vous appelons à construire toutes et tous ensemble une gauche qui ne renonce pas, une gauche de combat, anticapitaliste, internationaliste, antiraciste, écologiste, féministe, révoltée par toutes les discriminations.

Pour changer le monde, il nous faut un parti qui se bat jusqu’au bout contre le système, pour la transformation révolutionnaire de la société.

La gauche que nous voulons doit s’organiser à l’échelle internationale et notamment européenne, être présente aux élections sans jamais oublier que ce sont les mobilisations sociales, culturelles et écologistes qui imposeront le changement.

Avec la mémoire des expériences passées, nous allons élaborer ensemble, en prenant le temps du débat, une nouvelle perspective socialiste démocratique pour le 21ème siècle.
Nous n’avons pas de modèle, et surtout pas les régimes prétendument « communistes » du siècle dernier, mais nous avons des objectifs : en finir avec la dictature que le capital impose à l’économie et à la société toute entière, pour construire la démocratie la plus large que l’humanité ait jamais connue, où la « main invisible du marché » sera remplacée par des décisions collectives.

Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir répondre à ce défi. Individus, équipes militantes, courants politiques révolutionnaires, libertaires, communistes, socialistes, écologistes, antilibéraux, continuons à nous rassembler !…

Dans son village, son quartier, son entreprise, son lieu d’étude, chacune, chacun peut et doit apporter, à son rythme, sa pierre à la construction de cet outil pluraliste et démocratique. La réussite est à notre portée.

En avant !

St Denis, le dimanche 29 juin 2008.

 

note : le contact avec le NPA de Bayonne est npabbs@orange.fr

 


PS : Ce texte a été finalisé après 23 heures de débats acharnés auxquels j'ai moi même participé, et qui ont terminé tard le soir et repris tôt le matin.

Je suis aussi allée à une commission pour l'exclusion, qui était animé par le Collectif "L'Appel et la Pioche" (un groupe remarquable) ainsi qu'à toutes les Assemblées Générales (plus de mille personnes) où j'ai d'ailleurs pris la parole au nom de Bayonne.

Je poste cet article et ensuite je vais m'occuper de résumer pour cela et télécharger les vidéos et photos que j'ai réalisées à cette occasion. J'ai aussi intégralement filmée l'intervention d'Olivier Besancenot. A bientôt.

PS :

le nom n'a toujours pas été choisi, bien qu'il y ait une Commission Nom.

2d PS :

je rapelle à ceux qui ne seraient pas au courant, qu'une réunion des NPA de Bayonne-Boucau-Seignanx, Anglet et Saint Jean de Luz Hendaye va avoir lieu

 

le 3 juillet,

à 20 heures

à la Bourse du travail de Bayonne,

 

où les six délégué(e)s des trois comités du Pays Basque et du Seignanx viendront parler de leur voyages et des différentes comissions auxquelles ils (elles) ont particip(e)s :

Féminisme, International, Nom, Rédaction de l'Appel, Précaires, Coordination Nationale ( si je me rapelle bien).

C'est à dire que j'y serais, puisque je suis allée aux Commissions "Rédaction de l'Appel" et "Précaires". Je vous raconterai plus tard.



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