Tout d'abord pardon à ceux qui me lisent un peu régulièrement : j'ai un peu déserté l'écriture, ces temps derniers, parce que les vicissitudes de la vie - ou, pour dire les choses plus concrètement, une décision passée le 22 décembre 2005 et approuvée par les syndicats - on complètement bouleversé ma petite économie ménagère.
En effet, les "saisonniers", terme flou s'il en fut et qui concerne aussi bien les ouvrier agricoles que les salariés en restauration (donc les cuisiniers comme mon chéri) se voient imposer un nouveau calcul de leurs droits "au 7/12ème"... Ce qui veut dire concrètement que ce qu'on touchait auparavant sur 7 jours est payé sur 12, ramenant le taux de chômage à à peine plus que le RMI (ils ont bien calculé, comme ça, pas de CMU). En outre, les deux premières semaines de chômage ne sont plus payés, et la troisième semaine non plus (délai de carence d'une semaine, qu'ils appellent).
Donc les saisonniers qui se mettent au chômage un mois en attendant que la saison reprenne (fin mars traditionnellement) se retrouvent avec une allocation ridicule. Dans "notre" cas, quasiment rien, même pas de quoi remplir le découvert.
Donc il fallait trouver un CDI pour Richard, et vite, avant que tous les saisonniers se mettent eux aussi à découvrir la loi et à vouloir passer en CDI.
On a trouvé... ou plutôt, R. a trouvé, à 500 km de la Côte Basque, un CDI de cuisinier dans une maison de retraite, avec des horaires corrects et de longs week-end pour venir en Pays Basque. Bonne nouvelle, me direz vous...

J'ai pleuré comme un veau sur l'injustice du monde.
Moi qui nous imaginais cet été dans les Landes, moi j'aurais mon petit boulot tranquille de bibliothéquaire au CCAS (mais pareil, qui veut faire bibliothècaire dans un centre de vacances sachant que le statut est... saisonnier, et que c'est le RMI au bout ?) et Richard en cuistot dans son VVF, et je l'aurais rejoint tous les soirs, et on aurait fait de longues ballades au bord d'un lac, le soleil se coucherait dans un océan rougeoyant et les cigales chanteraient dans les pins...
Adieu, mes petits rêves bourgeois et proprets, mon chéri est parti, et me (re)voilà seule à Bayonne.
Mais auparavant nous avons passé nos "derniers jours"  ensemble, et... voilà, j'ai rien écrit, j'ai laissé en plan tous les sites que j'étais en train de monter et même le livre que je compte éditer bientôt, et même mon roman à moi qui est maintenant tout à fait corrigé et qu'il ne me reste qu'à imprimer et à envoyer.
Voilà, vous savez tout.

Pour répondre aux deux dernières personnes qui m'ont laissé des messages sur la loi DADVSI sur le droit des majors de l'édition (euh, pardon, je voulais dire, droits d'auteur), je vais faire un article spécial qui sortira demain.
De toutes façon, la loi, sans aucun amendement pour la modérer, est en train de passer (dernières discussions aujourd'hui) et le résultat est tellement catastrophique qu'on en reparlera bientôt. Par exemple, il est devenu totalement hors la loi de copier un DVD, même pour copie privée (dont la notion, en passant, a été supprimée, oui, la copie privée n'est plus reconnue comme légale), les gens qui diffusent leurs vidéos sur Internet sans y mettre de DRM (comme moi, pour ne pas me citer) sont devenus hors la loi aussi et.... et j'arrête là mon article pour en faire plus tard un spécial sur le sujet.
A demain.
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