Voilà des heures, qu'alternativement, Amandine et Mishtow se relaient à l'ordinateur et j'étais impatiente d'écrire.
Nous sommes tous trois d'ardents épistoliers et n'avons qu'un seul poste de travail pour tous. C'est un peu frustrant.
J'avais donc bien envie d'écrire un peu, mais me voici bloquée pour m'exprimer.
Il se trouve que R. m'a demandé de ne pas trop parler de ma vie privée. Parce que certains de leurs amis lisent le blog. Ces personnes ont peur que je ne dévoile leur nom ou je ne sais quoi encore. "C'est pas bien de parler de sa vie privée".
Ah, bon, pardon, mais pour moi ce blog servait aussi à maintenir un lien entre moi et R. qui est toujours en vadrouille et trouve maintenant des prétextes pour ne pas le lire, mais qui en entend parler régulièrement. Aussi je pense que ma fille le lit, alors, de temps en temps, je donne des nouvelles de moi.
Zut, j'en ai marre que des gens aux goûts mal affirmés (car enfin, s'ils n'apprécient pas, pourquoi viennent-ils sur ce blog ?) qui me censurent sans cesse dans mon expression.
Cela m'angoisse un peu pour la réception de mon roman, qui contient beaucoup de mot d'argot et beaucoup "d'introspection". Du moins l'héroîne, que j'imagine beaucoup plus jeune et naîve que moi, fait-elle des essais maladroits avec l'introspection.  J'ai peur, quelque part, qu'on ne me confonde avec elle. Par exemple, dans le  recueil de nouvelles que j'avais publié précédemment, je racontais un viol. Ma mère ne m'a plus adressé la parole pendant deux (2) ans (!)... Ceci alors que je n'avais jamais été violée, ce qui, à son avis, était une provocation supplémentaire. On ne parle pas de ce genre de choses. Evidemment que je mélange des petits bouts de vrai avec des petits bouts de faux, du moins dans un roman ou dans un recueil de nouvelles. Encore que j'ai écrit pas mal de science fiction, mais les personnages finissent toujours par s'engueuler...
Bon, mais pour le blog, c'est un peu différent, là je mélange des petits bouts d'humeur avec des petits bouts d'actualité. Aussi parce que l'actualité me fascine et que son analyse (ou peut-être vaudrait-il mieux parler de décryptage, voire de contemplation les jours néfastes) me prend une grande partie de mon temps.
Heureusement, d'ailleurs, qu'une partie de mon temps est occupée à d'autres choses qu'à penser à mes propres problèmes parce que j'en ai à gaver, notamment pour la gestion du local, avec le propriétaire qui vient de me tomber dessus ce matin pour me sommer de rendre les clefs car j'ai accumulé trop de retards de loyer.
Valà, valà, ça fait du bien de le dire.
Donc je stresse un peu mais heureusement, Amandine, que je ne nomerai pas, et Mishtow, que je ne citerai pas, me filent un bon coup de main moral, Amandine à l'air prête à s'investir avec moi pour faire des revues etc et reprendre l'édition et filer un coup de main au jour le jour, et même un peu d'argent s'il le faut, et Mishtow est à la maison en train de préparer le repas.
Quand à R., il a l'air content mais il a envie de me voir, même à distance, ce qui pour une nature aussi pessimiste que la mienne semblait inespéré. Je vais donc y aller faire un petit tour un de ces jours, mais je ne sais pas encore quand, sans doute en début de mois.
Tag(s) : #écriture

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