La Bataille de Strasbourg … (ah pardon, je voulais dire la Marche pour la Paix du Contre Sommet de l’Otan)

nous sommes donc arrivés, dans des conditions épouvantables au Campement Autogéré du Contre Sommet de l’Otan, (chèrement, soit 15.000 euros) loué à la municipalité PS de Strasbourg par la coordination d’Associations et de Partis Politiques qui appelait à la Manifestation Anti Otan. Le parcours autorisé aux manifestants ferait 7 km et serpenterait le long d’une nationale déserte, entre un canal et une zone industrielle. Dix kilomètres séparent le campement du point de Rendez Vous de la Manif.

Sarkozy doit serrer la main à Merckel à 15 heures sur le Pont de l’Europe, 25.000 forces de Police (CRS , Gendarmes, Police, etc) ont été mobilisées pour nous encadrer, du seul côté français de la manifestation ; des hélicoptères de l’Armée survolent le Campement vingt-quatre heure sur vingt-quatre ; des Assemblées Générales auront lieu au Campement toute l’après midi jusqu’à la nuit, avec des codes de couleur en fonction des actions projetées. Au camp, l'activité est bourdonnante : Il y a des cours de désobéissance Civile mais il n’y a pas d’eau courante, et très peu d’électricité, un point Internet et Wi Fi a été installé ; la Cantine Végétalienne et Autogérée a réussi à passer la frontière mais au prix de la confiscation de tous les couteaux ; nous mangeons avec des cuillères ou des fourchettes, il y a environ 6.000 personnes à avoir bravé les contrôles de la Police pour se retrouver là ; toutes les routes sont bloquées, tous les transports en commun sont interdits, on commence à peine à parler de nous dans la Presse ; du côté Allemand, 10.000 personnes patientent à Baden Baden, la frontière à été rétablie, les trains espagnols sont bloqués, il y a là des représentants de plus de 24 nationalités, on parle beaucoup en allemand et en anglais. Différents groupes se forment, nous nous répartissons sous des chapiteaux de couleur, certains se reposent ou montent les tentes ; il fait doux, au dessus de nos têtes virevoltent les hélicoptères dans un vacarme étourdissant. Les AG avaient lieu en allemand, français et anglais. Pour abréger nous dirons des groupes se forment, par couleur et objectif : il faut empêcher à tout prix la poignée de main « historique » d’Angela Merckel et de Nicolas Sarkozy sur le Pont de l’Europe, laquelle est annoncée à 15 heures. Il faut aussi rejoindre la partie de la manifestation bloquée de l’autre côté du Pont de l’Europe (10.000 personnes selon nos informations). Pour ce faire, de petits groupes partiraient à quatre heures du matin, d’autres à dix heures, le renfort à onze heures avec pour consigne passer à tout prix et le gros de la manif (ctdre, les paresseux mais ils n’étaient pas très nombreux) devraient se débrouiller pour être sur place à quinze heures. La dessus le camp s’organise, dernière assemblée générale dans le camp toulousain avant le repas en commun, la presse alternative remballe ses stands, la cantine fonctionne jours et nuit à prix libre, dans toutes les langues on entend des chansons d’espoir, d’amour et de révolte. Sous le fracas des hélicoptères, doucement, le camp s’endort. ..


(La suite demain :
Prochain titre, "la manif anti Otan vue du Pont de l'Europe")

 



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