Bayonne, le 21 juin 2006 COMMUNIQUE DE PRESSE Un processus de résolution du conflit en Pays Basque s'ébauche. Une nouvelle page de l'histoire de ce pays est en train de s'écrire. Cette démarche qui se veut démocratique sera longue et semée d'embûches. Un des premiers signes forts que nous saluons : la trêve de l'organisation armée ETA. Pour autant, rien ne doit faire oublier les politiques pénitentiaires inadmissibles menées par les états espagnol et français à l'encontre des prisonniers politiques basques. Presque aucun prisonnier politique n'a obtenu une libération conditionnelle. Y aurait-il une volonté politique de les laisser crever derrière les murs ? L'indépendance des juges d'application des peines est nulle. Nous le savons pertinemment, l'ensemble de la structure de la justice d'exception repose sur la nécessité d'affaiblir, de salir et de décrédibiliser toute forme de lutte sortant des cadres rigides de la " politique institutionnelle". Les dossiers de conditionnelle sont bons. Trop bons sans doute. Il n'y a qu'à voir les magistrats s'évertuer à essayer d'en démonter chaque élément avec des raisonnements ridicules Cette situation est injuste à plusieurs titres : Le prisonnier, incarcéré à plusieurs centaines de kilomètres de sa famille, des ses amis et de son pays, subit de ce fait une double condamnation. Les familles doivent dépenser des sommes énormes pour pouvoir garder le lien avec leurs proches. De plus les parents - souvent âgés - des prisonniers ont du mal à supporter ces longs voyages. Les droits de la défense, au vu de la distance, sont de fait bafoués. Il est impossible pour les avocats du barreau de Bayonne d'assurer une défense convenable à leurs clients. La moindre visite d'un avocat à un prisonnier politique basque se traduit par un voyage aller-retour de 1600 km et donc des frais supplémentaires pour les familles. Cette situation est contraire aux différentes résolutions françaises, européennes et internationale A ce jour, tant au nord qu'au sud du Pays Basque, la majorité de la population basque se prononce pour le rapprochement des prisonniers politiques basques. Pour les raisons invoquées ci-dessus, nous, signataires de ce manifeste, demandons au gouvernement français que les prisonniers politiques basques soient transférés dans les prisons proches de leur domicile. Afin d'appuyer cette demande auprès du gouvernement AC! Pays Basque appelle à manifester le samedi 24 juin à partir de 17 heures (lauga) à Bayonne -- AC! Pays basque
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