http://www.prison.eu.org/rubrique.php3?id_rubrique=16

 

http://www.pageliberale.org/?p=177

 

http://www.freulon.name/spip.php?article96

Voilà que je suis allée hier à la réunion des bloggeurs à Biarritz, où tout le monde était très sympa et où je me suis fait donner une accréditation pour assister à l'ensemble des débats de ce fameux congrès "médias et proximité", ce qui va me permettre d'aller à un ou deux ateliers qui m'intéressaient, notamment, cette après-midi, un atelier sur les télés locales et la syndication.

Nous étions 20 ou à peu près sur la terrasse du paeo (magnifique coucher de soleil que personne, sauf moi je crois, n'a regardé) et je me suis faite interviewer par un stagiaire de Sud Ouest,  ce qui est assez marrant parce qu'au début je n'avais pas compris que c'était un journaliste, je croyais juste que c'était un type qui prenait des notes pour faire un article sur son blog et je trouvais ça un peu curieux, surtout que j'étais émue et que je n'avais pas grand chose en tête en fait de chiffres et de statistiques. Je veux dire que je me disais à moi même, franchement, pourquoi ce type note-t-il tout ce que tu dis, ce n'est même pas intéressant.

Quand tout le monde a compris que c'était un journaliste d'autres ont pris la parole et je me suis trouvée un peu bête de n'avoir pas dites toutes les choses techniques dont mes collègues ont abreuvé le jeune homme. Il était d'ailleurs très sympa, juré craché je pensais qu'il me draguait en prenant des notes et ça m'amusait un peu, nous n'étions que deux blogeuses dans le tas, tout le reste étant masculin, sauf une ou deux nanas qui "songeaient à ouvrir un blog", ce qui n'est pas vraiment concluant selon moi pour assiter à une réunion de bloggeurs...

En tout cas, nous nous sommes faits inviter au buffet d'honneur de la manifestation (après la réunion au bistrot où j'ai fait attention de pas trop boire mais tout le monde était à la bière, après deux menthe à l'eau j'ai fait comme tout le monde, c'est bien la peine de prendre de grandes résolutions, sophie, tu n'as encore pas été sage), bref buffet qui était absolument délicieux avec Mendionde comme traiteur, c'est vraiment mon traiteur favori, bravo www.rmp-biarritz.fr, c'était nettement mieux que le buffet des web TV days auquel j'avais assisté il y a quelques années et qui était organisé par l'Antic qui n'avait même pas pensé à inclure une goutte d'eau ni de jus d'orange, trois jours au vin rouge dans une chaleur écrasante, et les toilettes du casino qui ne servent que de l'eau chaude, pour inciter les gens à consommer je pense, j'en gardait pas un très bon souvenir, des raouts au casino.

Hier, je me suis léchée les babines et j'avoue  que j'aimerai bien recommencer.

Bref, on a longuement discuté, et ce faisant, j'ai découvert que les articles dont j'étais le plus fière c'était toute ma rubrique "démocratie" et que finalement j'étais moi même assez génée de parler tout le temps de ma vie privée, on peut plus se cacher ni passer pour quelqu'un de normal, toute la tablée était au courant de mes démélés avec la folle qui m'a cassé mes vitrines, mais c'est pas un mal quand même ça permet aux copains de savoir où j'en suis...

Ou j'en suis...

J'en suis que le propriétaire du local de l'Oeil Sauvage a chopé les boules que l'autre folle ait cassé les vitres et qu'il a changé les serrures pendant que je n'étais pas là en me confiscant tout un tas de choses en "o" qui restaient dans le local, mon piano, mon vélo, mon marteau, un frico, un bureau et aussi un nettoyeur vapeur - parce que voulais rendre le local nickel - et mes derniers courriers. Je pense que le propriétaire a pensé que c'était moi qui avait cassé les vitres pour me venger de ce que nous partions;

Le plus dur pour moi c'est le coup du piano (qui d'ailleurs faisait partie de l'Oeil Sauvage ayant été acheté avec la subvention municipale) et mon vélo qui restait mon seul moyen de locomotion et avec lequel je faisait de fréquentes ballades ces temps derniers pour me destresser de toutes ces histoires. C'était aussi pratique pour les courses maintenant, je mets des heures et je charrie tout à bras.

Bref, j'avais dit que je ne voulais plus parler de trucs perso et voilà que je ne fait que ça.... j'arrête...

Ce matin (et bien non, j'arrête pas) je me suis levée assez tard vu que nous sommes (nous, c'est le carnet bayonnais, presque au grand complet) rentrés dans la nuit, heureux comme des papes et très rigolards. Donc je ne me suis pas réveillée avant huit heures trente ce qui est tard pour une insomniaque comme moi qui, normalement, émerge aux alentours de quatre heures du matin.

Qu'est ce que je peux bien faire à quatre heure du mat vous me direz. Et bien si je suis en compagnie j'aime bien boire une petite ricoré en papotant, et surtout faire l'amour, j'aime bien faire l'amour le matin, le soir je me sens souvent assez stressée et la tête toute encombrée des problèmes de la journée, pour moi l'idéal c'est le matin, t'es détendue reposée et tout et tout et après tu as des chances de te rendormir contente et relaxée.

Comme en ce moment c'est pas trop la joie j'écoute la radio. J'attaque à quatre heures avec la retransmission des Grandes Gueules sur RMC et vers 6 heures je switche sur France Info, des fois Europe 1. Parfois je reste au lit assez tard car j'écoute Jean Claude Bourdin "les auditeurs ont la parole" qui m'apprend toujours plein de choses à plein de niveaux.

Bref ce matin j'ai fait la grasse mat' sans faire exprés et ai à peine pu écouter un peu la radio car qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il vente je m'impose d'être lavée habillée et occupée à quelque chose à partir de neuf heures. Ce matin il pleuvait et je n'avais 'rien à faire je suis allée lire le journal au bistrot du coin, ça m'occupe.

Toujours est-il qu'en zappant brièvement sur France Cul j'apprends que le ministère de la formation arrête de donner leur pécule aux prisonniers qui étudient pour cause de rigueur budgétaire, mais je vous en parlerai plus loin.

Aussi, sur France Info, il y avait une rubrique "blog" qui disait que nous sommes trois millions en France avec un lectorat de 7 millions d'internautes. Je mets ça au cas où le gars de Sud Ouest ferait un tour sur mon blog, passk'hier j'étais pas capable de donner des chiffres.

Bref, les prisons....

Ensuite je suis allée faire un tour au magasin de G qui me laisse taper sur son ordi du temps que le mien est en panne (parce qu'en polus il a buggé lors du dernier orage) et j'ai cherché plus dinformation sur cette histoire de prison.

Disons tout de suite que j'ai eu beaucoup de mal à trouver l'info, que j'ai finalement récupérée... sur le mini site "justice" de France Info, effectivement, le pécule (deux euros 40 par heure) des prisonniers qui étudient leur a été supprimé depuis deux mois ce qui les empêche de cantiner.

cantiner cela veut dire sj'acheter le necessaire car en prison, ni les rasoirs, ni le savon, ni la ricoré (pas de café) n'est considéré comme nécessaire, il faut tout acheter, et très cher, j'ai constaté récemment en regardant des notes d'un gar's qui sortait de tôle et souhaitait éditer (il avait écrit sur ses factures) que les prix sont inabordable, environ trois fois plus cher que le Petit Casino du coin qui pourtant est déjà bien cher.

Bon, mais je vais vous mettre une liste de liens que j'ai trouvé sur les prison, d'abord la brève de France info (), puis le site du gouvernement sur l'éducation en prison (là, où l'on apprend que 30% du travail consiste en de l'alphabétisation, condition nécessaire, selon moi, à un embryon de réinsertion), ensuite un blog hyper libéral  qui se plaint que l'éducation en prison coute trop cher (ils ont finalement gagné, voir là leur article) et proteste contre l'attachement syndical à la formation professionnelle.

Ensuite, j'ai fait une petite recherche et je suis tombée sur un blog de prison qui est édité par le nouvel obs (voir là) et qui est très bien écrit on s'y croirait, du moins c'est l'impression que ça me donne je n'ai jamais été emprisonnée, ainsi qu'un autre blog avec l'analyse duquel j'était tout à fait d'accord (voir là) notamment lorsque l'auteur dit "Car ce n’est pas en enfermant un homme dans un système répressif, exclu de la société des autres hommes, qu’il pourra acquérir les règles de vie commune qui lui manquent, ni même espérer acheter son pardon, si jamais cette idée l’effleurait".l'article ne concerne pas la formation mais le travail en prison, il est très interessant.

Voilà donc les nouvelles du jour, plus de télé, plus de rasoir et plus de café pour les prisonniers qui veulent apprendre à lire et à écrire... Ca me rappelle un devoir que j'avais fait en philo et qui demandait "la prison doit elle être un lieu de réinsertion?".

Faut croire que non...

Tag(s) : #communiqués

Partager cet article