1 mars 2011 17h20 |

Par SudOuest.fr avec AFP Pau : q

 

uatre indépendantistes de Segi maintenus en détention

 

La Cour d'appel de Pau a décidé mardi le maintien en détention des quatre jeunes militants indépendantistes espagnols de l'organisation Segi arrêtés lundi au Pays basque français Deux des jeunes militants ont été arrêtés à Bayonne et les deux autres à Saint-Jean-Pied-de-Port (PHOTO SO)

 

Dans l'attente de leur transfert éventuel aux autorités de Madrid, les quatre jeunes militants indépendantistes espagnols de l'organisation Segi arrêtés lundi à Bayonne et Saint-Pied-de-Port, resteront en détention. C'est ce qu'à décidé ce mardi la Cour d'appel de Pau. Les quatre détenus font tous l'objet de mandats d'arrêts européens émis par Madrid, a indiqué un magistrat. Parmi eux se trouve Alaia Zaldivar, 24 ans, arrêtée initialement le 18 janvier dernier à Bayonne et qui se trouvait en liberté sous contrôle judiciaire.

Elle est en attente du résultat d'un pourvoi en cassation après que la Cour d'appel de Pau a validé, le 1er février, le mandat d'arrêt européen émis à son encontre. Cette militante et ses trois camarades incarcérés, Bergoi Madernaz Del Pozo, 23 ans, Benat Lizeaga, 22 ans, et Aitziber Plazaola, 25 ans, font partie d'un groupe de huit membres de Segi recherchés par Madrid qui s'était présenté le 21 février à Ispoure (64) pour dénoncer publiquement la "politique répressive" exercée à leur encontre. Les trois jeunes se sont vu notifier par le parquet de la Cour d'appel les mandats d'arrêt européens qui les visent et ont été présentés devant la Chambre de l'instruction qui a décidé de leur maintien en détention, dans l'attente des "originaux" des mandats d'arrêt de Madrid, a indiqué un magistrat.

L'examen de la situation d'Alaia Zaldivar comme l'examen sur le fond des mandats d'arrêt de ses trois camarades devrait avoir lieu devant cette même juridiction le 8 mars. Le groupe de jeunes militants a déclaré avoir fui l'Espagne après avoir échappé aux coups de filet opérés en octobre et décembre contre Segi, mouvement des jeunes indépendantistes interdit dans ce pays en raison de ses liens présumés avec le groupe armé ETA. Le mouvement Segi a dénoncé ces arrestations, estimant dans un communiqué diffusé lundi que "les États français et espagnols ne cessent d'oppresser notre peuple, en niant nos droits les plus fondamentaux".

 

La Cour d'appel de Pau accepte le transfert en Espagne d'une militante basque espagnole L

 

a Cour d'appel de Pau a accepté mardi le transfert en Espagne d'Eider Zuriarrain Mendiguren, une militante basque espagnole arrêtée le 10 février à Bayonne en vertu d'un mandat d'arrêt européen délivré par l'Espagne. Âgée de 31 ans, elle soupçonnée de "collaboration active avec des membres de l'ETA", avait été placée en détention après son interpellation. Elle avait été remise en liberté sous contrôle judiciaire lors de sa première comparution devant la Cour d'appel. Le Comité de défense des prisonniers basques Askatasuna avait dénoncé son arrestation, assurant dans un communiqué qu'Eider Zuriarrain Mendiguren "vivait publiquement à Urrugne et travaillait à l'ikastola (école basque, ndlr) de Bayonne". Askatasuna a précisé mardi que la jeune femme reste "pour l'instant" en liberté sous contrôle judiciaire. Selon des informations publiées dans la presse espagnole, la militante espagnole, originaire de Bilbao, était en fuite depuis février 2010 et figurait depuis lors sur la liste des "terroristes les plus recherchés" par la Garde civile. Elle est soupçonnée, selon ces sources de presse, d'avoir hébergé en 2009 dans son domicile le membre de l'ETA Euri Albizu Telleria et d'avoir aidé un autre etarra, Ibai Beobide, à fuir vers la France.

 

À lire aussi Pays basque: deux jeunes indépendantistes de Segi arrêtés à Bayonne

Quand Segi demande la démission de MAM.

Tag(s) : #Pays Basque - Euskal Herria

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :