Ca y est ! c'est la quille !
Ou du moins, en langage profane, R. va terminer son contrat de travail ce week-end. Donc, nous allons entamer un essai de vie commune.
Ca me panique...
Par ex, alors que je devais ce soir rejoindre R. pour passer un dernier week-end tranquille (un week-end tranquille, pour moi, cela veut dire rejoindre R. sur son lieu de travail - un centre de vacances - et passer le temps tranquillement à lire ou à écouter la radio pendant qu'il travaille), j'ai subitement décidé de faire une fête à l'Oeil Sauvage... donc de ne partir que le lendemain... donc passer du temps loin de mon chéri.

Journée type : Kessecé  ?
Genre, on se réveille tendrement (je passe les détails) et un peu de calin, un peu de petit déjeuner, c'est l'heure d'aller travailler (pour R). J'en profite pour faire mes affaires, lire le journal, écouter la radio, me laver les cheveux, me faire des cafés au lit à répétition, révasser un peu ou me rendormir pour de bon...
Quand je commence à avoir faim (vers l'heure espagnole, 14 h), R. revient du travail, tout de blanc vétu avec une drôle de casquette (on appelle un gavroche); alors on fait un petit café pendant qu'il prend sa douche : puis, on mange, beaucoup de légumes.
Puis on se promène, ou on fait la sieste, et R. retourne travailler pendant que je dors un peu ou vais me promener, ou continue ma lecture (je suis devenue une bonne cliente de la maison de la presse du vieux boucau).
Ensuite, vers 22 ou 23 heures (selon les soirs) R. revient et nous reprenons notre petit rituel bisous douche repas, et on attaque la soirée, ctdre discussions, musique et calins, ce qui nous mène fréquemment jusqu'à 2 ou 3 heures du mat' (pire parfois).
Ensuite, c'est la fin du week end, et nous retournons vers le Pays Basque... une dernière nuit ensemble, chez moi ou chez les enfants de R., et c'est l'heure pour lui de partir au travail... je me retrouve seule au local où j'organise ma semaine (R. vient quand même, régulièrement, le mercredi ou le jeudi) à ma façon, et nous n'avons de contacts que téléphoniques.

Maintenant les choses vont changer...

Cela fait tellement longtemps que je n'ai pas vécu avec kkun... Je veux dire.... quand F est mort, il y a... 5 ans... nous avions des projets pour nous installer ensemble...Son décès m'a laissé dans une situation catastrophique, et ma fille, ma fille adorée, que j'élevais seule depuis 15 ans, a décidé  - avec l'intrangisange de la jeunesse - de partir de la maison pour retrouver son père absent depuis la naissance.
Berf,  après ce décès,  et le départ de ma fille, je me suis dit : "bon, puisque c'est comme ça, j'abandonne la vie personnelle, on va faire de la politique (au sens noble : gestion de la cité) et... je n'ai trouvé rien de mieux que de débaucher un militant du monde basque pour me servir à la fois, de petit ami, et de collaborateur...
Notre accord était assez fort, et nous avons passé plusieurs années ensemble avant que de (noirs) nuages commencent à s'accumuler sur notre avenir.
Nous avons finalement du nous séparer, non pour raisons idéologiques, mais parce que cette personne s'était mis à dépouiller (n'oublions pas que nous étions collaborateurs, dans le cadre d'une création d'entraprise) les comptes banquaires de notre entreprise (et accessoirement, mes comptes épargne aussi).

Bref, après moultes aventures, dont le cambriolage de notre association par mon ancien "ami/collaborateur"  ne fut pas le moindre [d'ailleurs il mourut dans des circonstances troubles peu de temps après ] j'avais décidé d'avoir des copains, mais plus de compagnon...

Mais maintenant, mon petit rythme va complètement changer :
Richard termine de travailler lundi, il s'est inscrit à une session de formation (genre de validation des acquis) qui se passe à Bayonne... et kicéki ki habite à Bayonne.... moi...

Je tiens à préciser... avant de commencer la fête, car les copains arrivent... que R. a d'autres possibilité de  logement (autre que moi).
Donc, je n'ai donc pas d'obligation...

Mais je balise quand même...
Tag(s) : #vie privée

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