La Semaine dernière, alors qu'avec une vie privée assez remplie je m'occupais à peine de mon blog, je reçois un courrier d'une jeune femme qui dit s'appeler Armelle et travailler pour le journal Sud Ouest. Elle est tombe sur mon blog en faisant une recherche sur Bayonne et souhaiterait m'interviewer. Après contacts téléphoniques nous décidons de nous retrouver lundi (hier) à  15 heures.
Je suis très nerveuse et assez tendue : C'est la première fois qu'on va faire un article sur moi ou sur quelque chose me concernant qui ne soit pas sollicité. Quand j'avais une activité associative je faisais la cour aux journalistes, achetait le guide de la presse et lisait les ours avec frénésie. Je connaissais plein de numéro de fax de journalistes et aussi leurs e-mail.
Quand j'avais quelque chose à promouvoir (comme notre concours de poésie, ou le lancement d'un quelconque site internet) je rédigeais un copieux dossier de presse, que j'envoyais aux journalistes que je laissais piocher dans ma prose à volonté : l'expérience m'a en effet hélas appris qu'à moins de dicter au journaliste précisemment ce qu'on veut qu'il dise, on risque d'avoir des surprises à la sortie, ou alors de ne jamais avoir d'article du tout.
La, en tout cas, avec ce blog, je ne demande rien, je ne fais rien, je l'ai créé et référencé et je laisse les choses aller leur chemin. Je ne m'attendais pas à être lue par une journaliste. Surtout qu'en ce moment j'écris très peu, et je mets surtout des articles d'autres personnes ou des communiqués de presse, comme des millions de bloggeurs en France ; bref, surprise totale, Que va bien me vouloir cette journaliste ?
Hier, donc, après m'être coiffée et maquillée, j'allais à mon rendez vous; j'avais relu mon blog de fond en comble. C'est souvent une angoisse que j'ai, d'être mal comprise ou de donner une image de moi même qui ne corresponde pas à ma vision de moi...  En fait, j'étais presque en train de penser que j'allais effacer ce blog, quand je suis contactée par une journaliste ! Quelle ironie !
Bref, à l'heure dite m'attendait une jeune femme charmante avec laquelle j'ai discuté pendant près de deux heures. Après nous sommes allées faire une photo en centre ville mais Armelle et son photographe stagiaire n'ont pas voulu qu'on aille au bar où je vais souvent pour lire la presse parce que ce n'était pas assez typique. Ca fait 17 ans que j'y vais tous les matins mais ce n'est pas assez typique pour illustrer un article sur moi. Moi je me serais bien vue en photo à ma table favorite du "CAFE MOKA" (tel est le nom de l'établissement) entourée de journaux, avec mon bloc note et mon crayon en train de prendre des notes; Mais non. C'était lundi le "Tipi Gorri" et le "Relais des Halles" que je fréquente aussi étaient fermés. Dommage.
Bref on a fait une photo avec moi assise à la terrasse de "Dame Tartine" (une charmante tarterie proche de la cathédrale où je ne vais jamais mais qui a bonne réputation) en train de consulter quelque chose sur l'ordinateur du stagiaire photographe. J'ai du insister pour mettre un journal sur la table et j'ai dit au photographe que si possible on voit pas la marque de l'ordinateur, un mini de marque Apple, un truc qui vaut au moins 2000 euros, "franchement, ai-je pensé, ils ont les moyens les stagiaires à Sud Ouest", je l'ai dit au photographe qui a rigolé.
Moi quand j'ai besoin d'un portable j'emprunte celui de ma copine Louisette
qui est un vieux dell déjà dépassé et que je n'en finis plus de réparer; Sinon, je tape mes textes et consulte internet depuis mon vieil ordi, un pentium 4 même pas double coeur et dont les pièces rendent l'âme l'une après l'autre. En ce moment, je n'ai plus de carte son; Je suis aussi capable de squatter les ordinateurs de parfaits inconnus, ou de commerces (comme la boutique orange à bayonne) pour consulter mes mails.
Une chose qui m'a frappée aussi c'est que le photographe avait un appareil  vraiment dernier cri, un reflex aux objetifs imposants, et que pour me prendre en photo, il me mettait à contre jour, la tête vers le soleil nuageux (il pleuvait presque). Après, il regardait ses photos d'un air mécontent, et disait "oui, bon, je peux toujours les retoucher". Je lui dit : "Mais tu es à contre jour, mets toi à ma gauche et tu auras une meilleure image".
Bref il m'a prise sous toutes les coutures, et moi j'étais assez nerveuse et j'essayais de sourire sans montrer mes dents, parce que je viens d'en perdre une, de dent, la honte complète, juste devant la galère; Bref, j'ai pas vu la photo, j'ai pas lu l'article, je sais pas ce que la journaliste aura retenu de moi, je verrais l'article demain, c'est demain normalement qu'on parle de moi dans le journal, je mettrais l'article en ligne sur ce blog.


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